Port Camille Rayon : un rapport annuel très incomplet

Nice-Matin se fait l’écho ce jour de la situation que rencontre la ville avec la gestion de son port, qui figure parmi les plus importants de la Côte d’Azur. Après 25 ans sans avoir fourni de rapport annuel, celui présenté cette année s’est révélé pour le moins incomplet. Difficile pour les élus, dans ces conditions, de se faire une idée véritable de la gestion du délégataire.

Lors du dernier conseil municipal, Jean-Noël Falcou n’a pas manqué de mettre le doigt sur les problèmes que pose la gestion du port Camille Rayon. Un port qui ne rapport à la ville que 340 000 euros annuels quand la redevance de ses voisins (Antibes, Cannes…) se chiffre en millions.

L’intervention de Jean-Noël Falcou :

Tout le monde le sait, la gestion du port Camille Rayon pose problème : ce rapport annuel le confirme.
 
Premièrement, la redevance versée à la ville : 340 000 € à peine, pour 838 anneaux sur la Côte d’Azur, 63 commerces, 1 poste d’avitaillement, 1 chantier naval capable de sortir de l’eau des bateaux de 43 mètres et 466 places de parkings. C’est un village dans le village ! Le port Vauban rapporte lui 18 millions d’euros par an à la ville d’Antibes. La Poste va nous louer 50 000 € par an quelques mètres carrés de l’ilôt Elena. Je relisais une récente citation d’une administratrice du port dans Nice-Matin, elle se disait « prête à faire un effort », je vois que cela est resté sans effet.
 
Pourtant, je rappelle que le port Camille Rayon est la première recette de la ville après les impôts des habitants, qu’il devrait jouer le rôle de locomotive économique et abonder largement les finances de la ville, ce qui n’est pas tout à fait le cas.
 
Deuxième problème, le rapport est encore moins fourni que l’année précédente. Il ne rend compte que d’une petite partie de l’activité portuaire : contrairement à l’année précédente, aucun détail sur les activités du chantier naval, aucun détail sur celles du poste d’avitaillement (les bilans de ces deux sous-concessionnaires ont été supprimés) et quasi-rien sur les commerces ou les parkings. Tout a été retiré.
 
Bref, ce rapport est incomplet et ne permet pas au conseil municipal de connaître avec précision l’ensemble des activités confiées à son délégataire.
 
Au moins nous avons un rapport annuel me direz-vous, ce qui n’a pas été le cas pendant 25 ans.
 
L’avantage de ne pas fournir le rapport du sous-délégataire du chantier naval est peut-être de passer sous silence la contradiction que j’avais soulevée l’année passée : le délégataire rappelle que son sous-délégataire du chantier naval a contracté avec lui 3 contrats (aire de carénage amodiée, aire de carénage publique, parking théâtre de la mer), quand celui-ci ne revendique que l’aire de carénage amodiée. Je voulais savoir qui disait vrai ? Y a-t-il 3 contrats ou 1 seul ?

L’article de Nice-Matin

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