Action Coeur de Ville : une opportunité unique !

Ce matin, signature du contrat Action Cœur de Ville, exceptionnelle opportunité de relancer le dynamisme économique du centre de Vallauris, grâce à la quinzaine de millions d’euros de subventions de l’État.

Le sujet a été abordé lors du conseil municipal de lundi. Après une envolée de Mme Salucki louant sa propre action et les résultats qu’elle juge exceptionnels pour les commerces, Jean-Noël Falcou a fait part de son sentiment bien plus contrasté avant de livrer l’analyse suivante :

« Voici une délibération majeure pour l’avenir du centre de Vallauris, grâce à l’État. Celui-ci nous attribue une quinzaine de millions d’euros de financement pour dynamiser le centre de Vallauris. C’est une opportunité exceptionnelle, qui doit donner lieu au financement de projets exceptionnels, après une mobilisation totale des acteurs locaux.

À la vue de cette première délibération, je m’inquiète que vous n’ayez pas pris la mesure du dispositif.

Premièrement, aucune réunion préparatoire malgré mes demandes répétées depuis plusieurs mois. Rien. Pas même une commission des finances avant ce conseil municipal. Et lorsqu’on sollicite des rendez-vous, vous ne répondez pas, ou vous les refusez. Les acteurs locaux ont besoin d’écoute, confronter les idées ne peut être que positif, vous ne pouvez pas continuer à décider seule de tout.

Deuxièmement, les 8 premiers projets que vous nous présentez sont de vieux projets ressortis des cartons, la plupart sans lien direct avec la re-dynamisation du centre-ville. Un seul exemple, sur les 17 millions de projets avancés, 11 millions sont consacrés à la construction d’une maison de retraite à côté de la Zaïne. Une maison de retraite ! C’est certes un projet intéressant, mais pour dynamiser le centre on aurait pu imaginer mieux…

En fait, ces projets « réchauffés » vous ont été soufflés par la CASA ou le Département, qui ont délibéré avant nous, ont travaillé en amont, et espèrent capter des financements de l’État pour leurs projets, pendant qu’on « réfléchit ».

Car la ville en est aux « actions en réflexion », vaguement listées et encore mal définies. Je vous invite donc à travailler à un projet partagé, avec les oppositions et les habitants.

Pour ma part, j’estime que la majorité des crédits doit être orientée vers le développement économique, par exemple en embauchant un manager de centre-ville comme à Grasse, en cassant le contrat stationnement, en achetant le café de France pour en faire une maison d’hôtes et un lieu qui anime la place de la Libération, en créant un syndicat des locaux commerciaux afin d’assurer aux propriétaires un loyer régulier et de sous-louer à tarif avantageux aux commerçants, ce qui nous permettrait de planifier l’implantation de commerces et de réorienter l’offre commerciale à destination des habitants, en transformant l’avenue Clemenceau en zone partagée, pour que la vie locale soit privilégiée à la circulation sans que cette dernière ne soit interdite (https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_de_rencontre).

Bien d’autres idées sont en gestation et méritent que nous nous retroussions les manches, ensemble, pour qu’elles voient le jour, grâce au financement de l’Etat. »

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