Orientations budgétaires 2019 : un débat impossible !

Le dernier conseil municipal était l’occasion de débattre des orientations budgétaires 2019 présentées par la majorité Salucki. Sur fond de règlement de comptes qui a une nouvelle fois montré une image peu flatteuse de notre ville, le budget prévisionnel brillait surtout par ses limites et ses manquements.

L’intervention de Jean-Noël Falcou :

Nous débattons des orientations du budget, un document à la fois technique et politique. Technique, car apparaissent les leviers financiers que la ville active pour équilibrer son budget et dégager du financement, et politique puisqu’on est censé délibérer des projets à mettre en œuvre dans l’année à venir. J’interviendrai sur ces deux points, techniques et politiques.

Sur l’aspect financier pur, rien de particulier à signaler. Je remercie les services pour ce travail clair et sérieux. Globalement, par rapport à votre prise de fonction en 2014, il y a 2 gros changements (l’importante hausse des impôts et la sortie des emprunts des toxiques). Cette hausse des impôts vous a permis d’investir davantage, puisque vous n’avez pas diminué le montant de la dette, qui reste très élevé.
Venons-en aux aspects politiques.
Je le redis sans flatterie, le travail des services est à saluer, celui des élus invisible dans ce document qui est censé faire figure de feuille de route pour toute l’année à venir. Il n’y a quasi-RIEN concernant vos projets, ni la répartition du fonctionnement par services (combien pour le développement économique, les animations, et les autres services?), ni la liste des projets prévisionnels. Vous annoncez 13,5 millions d’investissements et présentez seulement 1,3 M de réalisations vaguement regroupés en autorisations de programmes et dans le fourre-tout Cœur de ville. Vous vous moquez de cette assemblée.

Vous n’avez pas de vision pour Vallauris Golfe-Juan, et cela saute aux yeux.

Chaque année, je propose de réorienter vos choix vers telle ou telle priorités. Cette année, je ne peux même pas faire ces propositions puisqu’on ne sait rien de la sauce à laquelle vous allez nous manger. Votre plus-value, on ne la voit pas. Pas vision, pas de projet.

Vous ne vous donnez même plus la peine de faire semblant. Je ne ferai donc pas semblant d’espérer pouvoir infléchir vos positions fermées.

L’article de Nice-Matin (21 février 2019)

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