La vérité sur les finances de Vallauris Golfe-Juan

Lors du dernier conseil municipal, Mme Salucki a tenu des propos catégoriques : « En 2018, la ville s’est encore désendettée… ». Une affirmation trompeuse contredite par les chiffres. Voici deux documents incontestables qui vous permettront de vérifier par vous-mêmes à quel point la situation financière de la ville n’est pas celle que décrit Mme La maire.

Jean-Noël Falcou s’est appuyé sur ces deux documents de référence pour dresser un état des lieux des finances après ce mandat. Des faits objectifs, à des années-lumières de l’autosatisfaction feinte du maire. Toutes ces chiffres sont tirés des documents officiels établis par la ville, validés par la préfecture.

Ces quelques chiffres clés permettent de comparer la situation financière de la ville entre 2014 et 2018. Nous avons choisi de prendre quelques-unes des 10 « informations financières » obligatoires et mises en avant dans tout compte administratif dès la première page, car ces indicateurs de référence sont reconnus par tous comme fiables et nous évitent toute polémique d’interprétation.

L’encours de la dette a augmenté : en 2014 chaque habitant avait une dette fictive de 1609 €, elle s’élève en 2018 à 1930 €. Si nous prenons en compte les promesses de l’État de financer une partie de notre dette (renégociation emprunts toxiques votée à l’unanimité), nous constatons alors que la dette nette est stable : elle n’a pas augmenté mais n’a pas diminué. Il n’y a pas eu de désendettement. Le niveau de la dette était trop élevé en 2014, il est toujours aussi élevé aujourd’hui.

La majorité Salucki a augmenté les dépenses : de 1410 €/habitant en 2014 à 1543 €/habitant en 2018. La part des dépenses de personnel est toujours aussi élevée et représente 58 % de nos dépenses réelles de fonctionnement.

Les recettes ont fortement augmenté : de 1491 €/habitant en 2014 à 1673 €/habitant en 2018, pour compenser la hausse des dépenses. Pour ce faire, les impôts directs ont très fortement augmenté (736 €/habitant en 2014 contre 887 €/habitant en 2018). Ceci en parfaite contradiction avec les engagements de campagne de Mme Salucki.

Les chiffres sont limpides et incontestables.

Nous pourrions résumer la situation en une phrase : l’équipe aux responsabilité a stoppé l’hémorragie en augmentant les impôts, puis a choisi de dépenser plutôt que désendetter, sans jamais s’attaquer au problème structurel des finances de la ville. C’est une politique de facilité.

D’autant qu’il faudra ajouter à cela les impacts du budget 2019, maintenu sous perfusion grâce à l’excédent assainissement, grâce à l’emprunt, grâce à d’hypothétiques ventes de biens.

Nous le voyons, nous sommes très très loin de la fable des finances assainies que Mme Salucki déclame sur l’air des lampions. L’hémorragie a été stoppée grâce, si l’on peut dire, à une forte hausse d’impôts. L’excédent a ensuite été utilisé pour dépenser plutôt que désendetter. C’est une manière de voir les choses, qui est défendable quand on l’assume.

Mais Mme Salucki n’assume pas ses choix, elle ne dit pas la vérité aux habitants. Nous pensons au contraire que Vallauris Golfe-Juan a besoin d’une politique de vérité et de responsabilité, ce que Jean-Noël Falcou s’attache à faire, et au-delà tous les membres du groupe EVGJ.

Tout le reste n’est qu’écran de fumée.

Le devoir de vérité et de transparence envers les habitants nous impose d’avoir une vision claire, exacte de la situation actuelle.

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