Comment redresser les finances locales ?

La ville est dans une situation financière très difficile, endettée, avec des charges qui explosent, des recettes qui baissent.

Voici 25 leviers possibles pour redresser les finances. Ils ont tous été discutés avec la majorité, dont nous devrions connaître les intentions précises lors du vote du budget primitif 2015.

Réduire les dépenses

1. chaque service municipal a été invité à cibler des économies. Objectif de la majorité annoncé en conseil municipal : 10 % d’économies de fonctionnement ;

2. annualiser le temps de travail des employés municipaux. Madame Salucki a annoncé y travailler avec les syndicats ;

3. mettre un terme à certains contrats de délégation. Mme Salucki a annoncé que ce serait le cas pour certains contrats espaces verts et pour celui concernant les motocrottes ;

4. mettre en place une GPEC (Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences) pour une meilleure gestion des ressources humaines, restructuration douce des services et lutte contre l’absentéisme ;

5. se contenter de deux (ou trois) bureaux de l’office du tourisme au lieu de quatre ;

6. attaquer le contrat éclairage public pour le casser ;

7. attaquer les contrats d’emprunts toxiques ;

8. mettre des critères clairs pour les subventions aux associations (charte associative) pour lutter contre les abus sans diminuer drastiquement l’enveloppe aux associations ;

9. économiser sur les flux, chasse au gaspi organisée et pilotée : électricité (thermostats dans les locaux 1°C de moins c’est 7 % d’économisé sur la facture), assurances (vérifier qu’on ne paye pas des contrats sur des prestations ou des bâtiments qui n’ont plus cours), eau, essence, etc. ;

10. privilégier dès que possible l’auto-partage pour les véhicules mairie plutôt que l’achat.

Augmenter les recettes non-fiscales

11. faire des contrats de délégation pour toutes les plages privées et mettre en place une redevance progressive qui pour l’instant n’existe pas ;

12. créer une plage en régie publique, gérée par la ville ;

13. louer les toits des bâtiments municipaux pour y installer panneaux solaires ;

14. organiser plus d’événements qui rapportent de l’argent à la collectivité (location des salles municipales, foires, vide-greniers, etc.) ;

15. engager ou former un spécialiste des financements Région et UE (ou se rapprocher d’une telle personne à la CASA) car nous bénéficions peu de leurs aides ;

16. déposer un dossier de demande d’aide auprès du fonds de soutien aux collectivités locales ayant souscrit des emprunts toxiques ;

17. vendre une partie du patrimoine communal (terrain des Tuilières, villa Carbonel, château Robert) ;

Réformer la fiscalité locale

18. Taxe foncière : taux notoirement bas (28 % de moins que moyenne nationale) qui nous fait perdre des dotations de l’Etat. Seule la moitié de la population paye la taxe foncière.

19. Taxe d’habitation (8 % inférieure à la moyenne nationale) : un rétablissement de l’abattement avec une petite hausse du taux ne ferait pas augmenter les sommes perçues sur les habitants à l’année ; il y aurait juste une répartition plus équilibrée : les moins aisés paieraient un peu moins, les plus aisés un peu plus. En revanche, ce dispositif permettrait d’obtenir plus de recettes sur les résidences secondaires qui elles ne bénéficient pas de l’abattement, et qui ont les moyens d’assumer cet effort.

20. Surtaxe d’habitation pour les résidences secondaires prévue par le Parlement d’ici la fin de l’année et que nous pourrions mettre en place.

Si le rétablissement de l’abattement sur la taxe d’habitation nous semble souhaitable, une hausse de ces trois impôts serait une grave erreur. Une hausse de la fiscalité locale semble inéluctable d’ici la fin du mandat : tout l’enjeu sera d’actionner finement ces leviers pour instaurer une fiscalité plus juste et demander un effort modéré à ceux qui ont les moyens de le fournir (résidences secondaires et ménages aisés).

Préparer l’avenir

21. préparer le passage en régie publique des ports (ils ne nous rapportent que 260 000 € par an) ;

22. passer les cantines scolaires en régie municipale (rentable en 2 ans à Peymeinade) ;

23. créer une coulée verte en lieu et place du projet de déviation de la RN7 : retombées énormes en terme d’attractivité, à coût zéro pour la ville (le projet est piloté par le Conseil Général) ;

24. remplir nos engagements en matière de création de logements à loyers modérés pour éviter de payer les centaines de millers (voir millions) d’euros de pénalités ;

25. faire un effort pour maintenir des budgets conséquents pour le développement économique, l’animation-culture et l’éducation. En développant la qualité de vie dans notre commune, on la rendra attractive, donc en meilleure santé financière.

Cette première liste a vocation à être discutée, complétée, amendée.

Cette base de réflexion entend démontrer que nous avons la capacité collective de redresser les finances de notre commune si nous nous en donnons les moyens. Les idées ne manquent pas.

Il nous faudra faire des efforts et, dans le même temps, définir avec précision nos priorités de dépenses : « gouverner, c’est choisir ».