4ème modification de PLU : supermarchés en centres-villes et hôtels trop hauts

La modification du Plan Local d’Urbanisme (enquête publique en cours jusqu’au 1er avril) ne modifie pas totalement les règles d’urbanisme de la ville ; la révision du PLU à venir s’en chargera.

Cependant, parmi les petits réglages positifs et les décisions consensuelles (voir liste en bas de page), se sont glissées deux très mauvaises décisions :

– autoriser les supermarchés et les moyennes surfaces dans les centres-villes en portant la surface maximale de 200 à 750 mètres carrés. Les commerces de proximité souffrent, l’implantation de nombreuses supérettes et la création à venir d’un hypermarché chemin de Saint-Bernard les fragilisent encore. Nous pensons que l’activité commerciale des centre-villes doit exclure les moyennes surfaces et être réservées aux seuls petits commerces et supérettes de proximité.

– l‘autorisation pour les seuls hôtels de Golfe-Juan de construire plus haut que n’importe qui (12 mètres au lieu de 9 en zone UBc, 9 mètres au lieu de 7 en UBd) rompra l’unité architecturale du bord de mer. Sans même imaginer que certains promoteurs construiraient des hôtels uniquement pour bénéficier du privilège de construire un étage de plus, gardons en tête que lorsque l’activité hôtelière cessera, le bâtiment trop haut perdurera. Dans le futur, cette décision de court terme n’aura que des effets négatifs, notamment sur les paysages et l’attrait de notre bord de mer.

Nous regrettons par ailleurs que certaines dispositions n’aient pas été intégrées à cette modification. Citons principalement :

– la mise en place d’un coefficient de logements à loyers modérés plus ambitieux qu’il ne l’est actuellement, dans tout immeuble neuf (seulement 30 % pour tout collectif de plus de 12 logements, imposé par l’Etat à la commune). Rattraper notre retard en logements à loyers modérés et éviter de payer de très lourdes pénalités passe par des règles plus volontaristes. Par exemple, Antibes a inscrit un coefficient de 40 à 50 % suivant les zones, que nous pourrions appliquer sur tout immeuble à partir de 3 ou 4 logements.

– la destruction d’une zone naturelle au Fournas (pour la construction d’une MOUS) n’a pas été compensée malgré les engagements répétés de la majorité.

Pour être complets, voici les dispositions sur lesquelles nous formulons quelques réserves :

– l’autorisation des toitures terrasses sur les volumes secondaires des bâtiments ne nous paraît pas pertinente

– la mise en place d’un coefficient d’espace libre afin de limiter l’imperméabilisation des sols est une très bonne chose (enfin!). Ce coefficient nous paraît aujourd’hui trop faible.

– nous acceptons la création d’une maison de retraite sur terrain Maïzano. Toutefois, la mixité sociale est un enjeu important : la supprimer, à La Zaïne ou ailleurs, n’est pas idéal (100 % social prévu).

Enfin, voici la liste des dispositions que nous approuvons :

– complément de la liste des bâtiments d’un grand intérêt architectural

– interdictions des remblais dans les vallons

– mise en place de projets globaux (F. Blanc / Tapis Vert et propriété Derval)

– obligation de créations de places de stationnement véhicules électriques pour les immeubles neufs

– règles plus strictes sur la prise en compte des matériaux qui imperméabilisent les sols

– interdiction de construire à moins de 7 mètres des limites séparatives (au lieu de 5 mètres). Enfin !

– interdiction constructions garages isolés sur terrains

– déplacement du Centre Technique Municipal derrière l’espace loisirs, terrain Maïzano

– interdiction changement de destination des locaux commerciaux dans les secteurs Homme au mouton, Libération, Miséricorde et Nabonnand.

– intégration du nuancier dans le règlement

– création sous-secteur Ubf pour la MOUS du Fournas

– reformulations de certains articles pour plus de clarté