Étude commerces en ligne !

Nous avons obtenu l’étude commerces réalisée pour la ville de Vallauris Golfe-Juan.

Pour que cette étude profite à tous, et ainsi, pour servir l’intérêt général, nous la publions dans son intégralité, tout en en faisant un résumé et en formulant nos propositions.

Mme Salucki refusait de nous transmettre ce document public qui a coûté 26 000 € à la ville, la commission d’accès aux documents administratifs (CADA) nous a donné raison.

ÉTUDE COMPLÈTE :

 

 

=> NOS 5 PROPOSITIONS EN FIN D’ARTICLE !

QUE PEUT-ON DIRE DE CETTE ÉTUDE ?

Elle confirme notre analyse de 2012, valide les retours glanés lors de notre enquête aux commerçants de 2013, ainsi que notre programme de 2014.

La partie diagnostic, très intéressante, donne une vision globale de la situation, chiffrée, argumentée. Regrettons simplement que la zone Saint-Bernard ait été complètement oubliée.

La partie préconisations semble un peu plus hors-sol, mais trace quelques pistes dignes d’intérêt.

Les trois grandes lignes de cette étude sont les suivants : développer l’attractivité de la ville, la diversité des commerces, et la lisibilité de l’offre commerciale.

LE DIAGNOSTIC

  • Vallauris Golfe-Juan est une ville pleine d’atouts : localisation, accessibilité, histoire, façade maritime, Sophia-Antipolis, port, etc.
  • Mais notre ville est en déclin : problèmes de la propreté et du manque d’animations souvent relevés.
  • Il y a un grand déséquilibre de l’offre commerciale : on doit trouver de tout à Vallauris Golfe-Juan. On doit penser le tissu commercial pour les locaux, ce qui rendra la ville agréable et attractive pour les touristes.
  • Les ruptures de continuités dues aux 25 % de locaux commerciaux vides sont préjudiciables.
  • De nombreux points peuvent être améliorés : horaires d’ouverture, taille des locaux (moins de 3% d’enseignes nationales), attractivité des vitrines, politique de stationnement, signalétique, etc.

Tourisme : à noter que 80 % des touristes qui fréquentent la ville sont français, en général plus jeunes et plus fortunés que la moyenne des habitants, simplement de passage, et qu’ils viennent principalement pour profiter de la mer (30 %) et non pas pour la céramique (5 %).

PRÉCONISATIONS

Outre quelques préconisations de bon sens plus ou moins pertinentes, l’étude insiste surtout sur les outils réglementaires que la ville peut utiliser pour développer une véritable politique commerciale :

  • réviser le plan local d’urbanisme (PLU) pour y intégrer ses décisions en matières de politique commerciale ;
  • utiliser le droit de préemption à bon escient ;
  • envisager une taxe sur les locaux vacants ;
  • remembrer, c’est-à-dire créer des locaux plus grands en réunissant de petits locaux ;
  • effectuer des transferts, c’est-à-dire faire en sorte de mettre en cœur de ville les commerces « attractifs » (commerces de bouche, fleuriste, etc.) et éloigner les commerces type agences immobilières.

NOS PROPOSITIONS

Voici nos 5 priorités pour relancer le commerce à Vallauris Golfe-Juan :

  1. Nommer un adjoint au développement économique. Aujourd’hui, il n’y en a pas !
  2. Renforcer le service économique de la ville. Les quatre employés de la ville se démènent et font un excellent travail avec peu de moyens (à peine 3 % du budget de la ville). Il faut renforcer leur équipe et leurs donner plus de moyens.
  3. Établir un partenariat avec la chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) pour rééquilibrer et diversifier le tissu commercial en cinq ans. Un préalable indispensable, structurant. On ne relancera pas le commerce simplement en changeant la signalétique et en décorant les vitrines.
  4. Adopter un schéma de développement commercial, à consacrer au sein du PLU.
  5. Créer au sein de la CASA une société d’économie mixte patrimoniale. Cette société pourra louer des locaux en assurant aux propriétaires un loyer régulier (que le local soit occupé ou non), et proposer ces locaux à des prix abordables à des entreprises qui correspondent aux besoins de la ville.

La politique commerciale, et plus largement le développement économique, n’est pas une thématique à part, elle doit irriguer toute l’action municipale.

Les élus devraient y penser en permanence, de manière globale, prospective et extrêmement volontaire.