«  Nature en ville » : nos observations consignées sur le registre d’enquête publique

L’enquête publique relative à la 5ème modification du PLU de Vallauris Golfe-Juan a été clôturée le 13 juillet dernier. Cette modification concerne tout particulièrement le projet « Nature en ville ». Jean-Noël Falcou, pour notre groupe, y a consigné nos remarques. 

Monsieur le commissaire-enquêteur,

Je vous prie de trouver ci-joint le courrier que j’avais adressé au Préfet en octobre 2015.

De plus, j’attire votre attention sur les points suivants.

1/ Un Plan Local d’Urbanisme dépassé
Si l’ouverture à la constructibilité était bien programmée dans cette zone, et donc intégrée aux différents documents d’urbanisme, le volume de constructibilité n’était pas du tout prévu de manière aussi importante (nous y reviendrons).

En modifiant ce volume de constructibilité sur un terrain de deux hectares quasiment aussi grand que la vieille ville (trois hectares), on modifie substantiellement le Plan Local d’Urbanisme, non conçu pour absorber une telle hausse.

Vous remarquerez d’ailleurs que le PLU a subi énormément de modifications depuis 2006, et qu’il est désormais très éloigné de sa version originelle, dans l’esprit comme dans la lettre.

Il semblerait judicieux d’intégrer ce nouveau projet d’envergure Nature en ville au sein d’une réflexion globale de révision de PLU plutôt que modifier de très nombreuses dispositions déjà planifiées afin de l’imposer aux forceps.

2/ Suppression du Coefficient d’Emprise au Sol
Ainsi, la zone UBb définie au PLU prévoyait un CES de 30 %. Le projet semble dépasser les 30 % initialement prévus, entrainant une imperméabilisation des sols accrue.

3/ Le risque inondations
Mon courrier au Préfet insistait justement sur le risque inondations. Certes, des bassins de rétention ont été prévus, mais ils ne sont pas en mesure d’absorber le volume d’eau qui est tombé dans la nuit du 3 octobre 2015.

De plus, l’autorisation d’épandage des eaux pluviales sur l’unité foncière que la modification de PLU souhaite autoriser accroit ce risque en cas d’épisode exceptionnel. Il en va de la sécurité des biens et des personnes.

4/ La hauteur des constructions
La hausse de la constructibilité est également obtenue en modifiant les hauteurs maximales autorisées, qui étaient jusqu’alors de 12 mètres à l’égout de toiture. En prenant un référentiel basé sur le Nivellement Général de France (NGF), la modification de PLU autorise des hauteurs bien plus importantes. Par exemple, l’égout de toiture des bâtiments ouest culminera à plus de 20 mètres par rapport à l’école Langevin, à près de 10 mètres au-dessus du chemin du Cannet.

5/ L’implantation par rapport aux voies et limites de propriété
Nouvelle dérogation indue aux règles d’urbanisme en vigueur sur tout le territoire de la commune, pour permettre une implantation maximale.

6/ Répartition des logements sociaux
Je remarque également que les préconisations claires de répartition des logements sociaux (30 % PLUS, 20 % PLS, 10 % PLAI) établies dans la Servitude de Mixité Sociale ont disparu.
Nous n’avons donc aucune garantie concernant la répartition des 40 % de logements à loyers modérés prévus dans le programme.

7/ Plan de déplacement problématique
Sûrement le point le plus problématique de ce projet, le plan de déplacement est flou, mal pensé, et non anticipé dans les documents d’urbanisme dont se prévaut la collectivité.

400 à 500 voitures supplémentaires sont prévues dans cette zone.

Le chemin du Cannet ne sera pas accessible depuis l’ensemble urbain : toutes les autres voies sont en sens unique : Dérigon, deux vallons, avenue de Cannes au sud. La mise en double sens de Dérigon, avec les risques soulignés concernant la fermeture des voies lors des sorties d’écoles, ne résoudra pas le problème. Le boulevard des deux vallons est régulièrement bloqué lors des livraisons à la coopérative agricole.

Hausse du trafic dans le réseau viaire, augmentation des risques sur des voies non prévues pour absorber un flux régulier de voitures (absence de trottoirs, etc.), nuisances répétées dues à la cohabitation avec les écoles et les commerces, le projet Nature en ville créera de graves difficultés.

Jean-Noël Falcou, conseiller municipal
Pour le groupe Ensemble pour Vallauris Golfe-Juan

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