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Se déplacer dans les Alpes-Maritimes : tram, bus, TER, autoroute et navettes, le réseau vu de chez soi

Cinq réseaux qui ne se recoupent pas, un ticket à 1,70 € ou à 2,20 € selon le logo sur le bus, un péage à 3,53 € entre Cannes et Nice : ce qu'il faut savoir pour se déplacer sur la Côte d'Azur quand on y habite, et lequel prendre selon d'où l'on part.

9 min de lecture Nice Cannes, Le Cannet et Mandelieu

Rame de tramway bleue à l'arrêt sur une place niçoise, un car régional et une voie de TER visibles en arrière-plan

Selon la page qu’on ouvre, le bus de Nice à Monaco coûte 1,50 € ou 2,50 €. Les deux chiffres se lisent la même semaine, sur des guides mis à jour cet été, et aucun des deux n’est bon : le ticket Zou vaut 2,20 € depuis le 2 juin 2026, 2,60 € quand on l’achète au chauffeur. Le 1,50 € était le tarif du Département, enterré en juillet 2023 ; le 2,50 € est le prix à bord de cette époque-là, majoration comprise. C’est le problème de tout ce qui s’écrit sur les transports d’ici : les tarifs bougent chaque année, les numéros de lignes ont changé, et les guides recopient les guides.

Pour se déplacer sur la Côte d’Azur quand on y vit, la carte tient en cinq réseaux. Chacun a son territoire, son ticket et son autorité, et ils ne se remplacent pas les uns les autres. Un abonnement Lignes d’Azur ne monte pas dans un car Zou, un TER ne dessert pas Grasse depuis Nice sans changer, et l’A8 reste la seule route rapide du littoral, avec un péage à chaque barrière.

Ce que recouvre le sujet, et ce qu’il laisse de côté

Le périmètre est celui du département, de Théoule-sur-Mer à Menton, avec Monaco au milieu et les vallées derrière. Le Var côtier, Fréjus ou Saint-Raphaël, se rejoint par le même TER et par l’A8, mais ses bus relèvent d’autres réseaux et ne sont pas traités ici.

Cinq réseaux se partagent ce territoire. Lignes d’Azur, le tram et les bus des 51 communes de la Métropole Nice Côte d’Azur. Zou, la marque de la Région Sud, qui couvre à la fois les cars entre les villes et le TER. L’A8, autoroute à péage tenue par Escota, de Mandelieu à la frontière italienne. Les navettes des vallées et des stations, qui n’existent que l’hiver ou sur réservation. Et l’aéroport, qui a ses propres accès parce que 15,23 millions de passagers y sont passés en 2025 et qu’on va y chercher quelqu’un plusieurs fois par an.

À côté, chaque intercommunalité du littoral a son réseau urbain : Palm Bus à Cannes, Envibus à Antibes et Sophia Antipolis, Sillages à Grasse, Zest à Menton et dans la Roya. Ils comptent pour qui habite ces villes, mais un habitant de Nice ne les prend qu’en correspondance. La page dit lequel de ces réseaux on prend selon d’où l’on part, et renvoie vers la page qui détaille chacun.

Dans le pôle urbain de Nice, 56 % des actifs vont travailler en voiture et 23 % en transports en commun, d’après l’Insee sur les données de 2017. La voiture reste majoritaire alors que 45 % des salariés travaillent à moins de cinq kilomètres de chez eux.

Lignes d’Azur : le tram et les bus de la Métropole

Le réseau dessert les 51 communes de la Métropole, de Cap-d’Ail à Saint-Étienne-de-Tinée, ce qui fait que la même carte de transport sert au tram du centre de Nice et au car qui monte à Auron. Trois lignes de tram portent le gros du trafic : la ligne 1 d’Henri-Sappia à l’hôpital Pasteur par l’avenue Jean-Médecin, la ligne 2 du port à l’aéroport en 26 minutes, la ligne 3 de l’aéroport à Saint-Isidore le long de la plaine du Var. La première porte plus de 119 000 voyageurs par jour, la deuxième 105 000, la troisième 6 000. Les détails de tracé, d’amplitude et de correspondances sont dans l’article sur les trois lignes du tram niçois.

Le ticket Solo coûte 1,70 € et vaut 74 minutes avec correspondances, aller-retour interdit. L’abonnement mensuel pour les 26 à 64 ans est à 45 €, plus 1 € de frais, et l’employeur en rembourse la moitié. Il faut d’abord se faire faire une carte nominative, en agence ou en ligne. Où l’acheter, à partir de quel âge un enfant paie et ce que coûte l’abonnement étudiant tiennent dans une page à part, sur les tickets Lignes d’Azur.

Deux choses qu’on n’apprend qu’après quelques mois. Deux lignes de tram sont en projet, vers Cagnes-sur-Mer à l’ouest et vers la vallée du Paillon à l’est, avec des chantiers qui vont occuper la fin de la décennie. Et les parcs relais aux terminus, Vauban, Henri-Sappia, Saint-Isidore ou Cagnes gare, sont gratuits pour qui fait l’aller-retour en tram ou en bus dans la journée, un simple Solo ne suffisant pas à en sortir ; chaque parc relais a sa capacité et ses heures de fermeture, et ça change le calcul pour qui vient des collines.

Zou : les cars entre les villes et le TER

Zou est le réseau de la Région. Il réunit deux services que rien ne rapproche sur le terrain, sauf le ticket et l’abonnement. D’abord les cars de proximité, numérotés de 600 à 675 depuis janvier 2023 : le 600 de Nice à Menton par Monaco toutes les 15 à 20 minutes en semaine, le 620 de Nice à Cannes, le 650 vers Grasse, le 655 vers Vence, le 670 vers Valberg. Le ticket est à 2,20 € au distributeur ou dans l’appli, 2,60 € à bord, et il se paie aussi sans contact au valideur. Chaque ligne du bord de mer, ses arrêts et sa durée réelle aux heures de pointe sont décrits dans l’article sur les bus Zou du littoral.

Le TER, lui, ne ressemble à rien de tout ça. Il longe la côte de Théoule à Menton-Garavan avec une gare dans chaque ville, remonte vers Grasse depuis Cannes, et vers Tende par la Roya depuis Nice. Nice-Cannes se fait en une demi-heure pour un peu plus de 8 € plein tarif. L’article gare par gare de la ligne littorale donne les horaires de pointe, les correspondances et les périodes de travaux qui reviennent chaque année.

L’abonnement qui réunit tout s’appelle Pass SudAzur : de 27 € à 53 € par mois pour une zone selon le réseau urbain qu’elle contient, 53 € pour celle de Nice, 73 € pour trois zones, 88 € pour tout le département, Monaco compris, valable dans le TER, les cars Zou, Lignes d’Azur, Palm Bus, Envibus, Sillages et Zest. C’est celui qu’il faut regarder dès qu’on traverse deux réseaux chaque matin, ce qui est le cas de presque tous ceux qui vont travailler à Monaco.

Deux choses ont changé cette année. Le train de la Roya circule à nouveau depuis le 15 décembre 2025, après quinze mois de travaux. Et depuis le 1er septembre 2026, les lignes de nuit 621 et 661 n’existent plus, faute de voyageurs : rentrer sans voiture après minuit demande un autre plan.

L’A8, seule route rapide, et ses barrières

Entre Mandelieu et la frontière, l’A8 est la seule voie qui traverse le département sans feu rouge. Tout le reste passe par les routes du bord de mer, la RD 6007 et la RD 6098, ou par les corniches au-dessus de Nice, à feux. Les tarifs en vigueur depuis le 1er février 2026 mettent Cannes-Nice à 3,53 € et Cannes-Menton à 8,36 €, trois et six centimes de plus qu’avant : la hausse d’Escota tourne autour de 0,6 %, sous la moyenne nationale de 0,86 %. Le prix de chaque barrière, le badge et l’abonnement pour qui la prend tous les jours, et les itinéraires sans péage avec leur temps réel sont dans l’article sur les péages de l’A8 au quotidien.

L’heure pèse plus que le tarif. La section entre Antibes et Nice se bouche de 8 h à 9 h 30 et de 17 h à 19 h, et un trajet annoncé à vingt minutes en prend quarante-cinq. À l’arrivée, le stationnement est la seconde moitié du problème : les zones payantes de Nice, l’abonnement résident et les parkings couverts par prix de journée sont traités à part.

Les vallées et les stations : des navettes de saison

Les vallées de la Tinée et de la Vésubie sont dans la Métropole, donc desservies par Lignes d’Azur, ce qui surprend toujours : les lignes 90, 91 et 92 partent des Arboras et de l’université de Nice pour La Colmiane, Auron et Isola 2000. L’hiver, dès le 6 décembre, s’y ajoutent les bus 100 % neige, au départ de Nice-Vauban et du Grand Arénas : 10 € l’aller, 14 € l’aller-retour, un bagage et les skis compris, réservation obligatoire dans les deux sens jusqu’à la veille à midi. Valberg, hors Métropole, se rejoint par le 670 ou l’express 83 de Zou. Le comparatif des stations pour une journée depuis la côte dit laquelle vaut le trajet.

La Roya fonctionne autrement depuis la tempête Alex : le TER Nice-Breil-Tende, le bus 25 de Zest entre Menton, Breil et Tende, et le tunnel de Tende en passage alterné, avec des horaires qui varient selon les travaux. Ce qui a été reconstruit et ce qui reste fragile est détaillé dans l’article sur la Roya après la tempête.

Pour le haut pays, la règle est la même partout : hors saison, un car le matin et un le soir, et beaucoup de lignes à la demande. Un dimanche à la Bonette ou à Saorge se prépare la veille, pas à l’arrêt.

L’aéroport, un cas à part

L’aéroport est au bout de la ligne 2 du tram, avec un arrêt par terminal, 26 minutes depuis le port pour le prix d’un ticket Solo, 1,70 €. Pour qui vient d’ailleurs que Nice, Zou a trois lignes express au départ des terminaux : le 80 vers Monaco et Menton, le 81 vers Cannes, le 82 vers Vallauris, avec leur propre tarif, sans rapport avec le ticket de proximité. Le terminal de chaque compagnie, les parkings par durée et les horaires de nuit sont dans la page sur les accès de l’aéroport.

Quel réseau selon d’où on part et où on va

La question qui revient le plus, c’est quoi prendre pour tel trajet. Le principe : à l’intérieur de la Métropole, Lignes d’Azur ; d’une ville du littoral à l’autre, le TER d’abord, le car Zou quand la gare est loin ; vers l’intérieur, le car Zou ou Lignes d’Azur selon que la commune est dans la Métropole ou non ; la voiture quand l’horaire ne colle pas, en sachant ce qu’elle coûtera à l’arrivée.

D’où à oùCe qu’on prendCe que ça coûte au ticket
D’un quartier de Nice à un autretram ou bus Lignes d’Azur1,70 €
De Nice à Cagnes, Cap-d’Ail, Levens ou Auronbus Lignes d’Azur, même ticket que le tram1,70 €
D’une ville du littoral à une autreTER d’abord, car Zou 600 ou 620 si la gare est loin8,20 € Nice-Cannes en TER, 2,20 € en car
De la côte vers Grasse, Vence, Valbergcar Zou 650, 655, 6702,20 €
Vers Isola 2000 ou La Colmiane l’hiverbus 100 % neige sur réservation10 € l’aller
Vers l’aéroport depuis Nicetram ligne 21,70 €

Deux trajets pour voir comment ça s’emboîte. Cagnes-sur-Mer vers Sophia Antipolis : pas de gare à Sophia, donc TER jusqu’à Antibes puis Envibus, ou la voiture par l’A8 jusqu’à la sortie Antibes. Menton vers Nice : le TER en 35 à 40 minutes, ou le 600 qui met près d’une heure et demie mais passe par chaque village de la corniche. Le trajet vers Monaco a sa propre page, parce que les quatre façons de le faire se comparent sur la durée porte à porte et le prix du mois.

Par où commencer quand on arrive

La première semaine, trois gestes suffisent. Se faire faire Ma Carte Lignes d’Azur si l’on habite dans la Métropole, en agence ou en ligne, parce qu’aucun abonnement ne s’achète sans elle. Installer les deux applications, Lignes d’Azur Tickets et Zou, qui vendent le ticket avant de monter et évitent le tarif à bord. Et demander à l’employeur l’attestation de prise en charge, qui vaut pour tous les abonnements, Pass SudAzur compris.

Si l’on prend l’A8 plus de deux fois par semaine, un badge de télépéage se commande en ligne et arrive en quelques jours. Le reste des démarches d’installation, de la CAF à l’école, suit un ordre qui tient en une page.

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