Vie locale

Se garer à Nice quand on y habite : zones, tarif résident, soirées et dimanches gratuits, parkings les moins chers

À Nice, deux heures gratuites par jour, la rue libre après 19 h, le droit résident à 25 € le mois. Et les rues rouges où ce droit ne vaut rien avant 18 h.

6 min de lecture Nice

horodateur de la ville de Nice sur un trottoir, un ticket de stationnement posé sur le tableau de bord d'une voiture garée le long d'une rue bordée de platanes

Un habitant de Nice qui paie l’horodateur devant chez lui se trompe de guichet. Le droit résident coûte 25 € par mois dans les zones du centre, 15 € sur les collines, et il laisse la voiture dormir dans sa rue. Au tarif horaire, la même voiture doit changer de place toutes les 2 h 15, sous peine d’un forfait de 25 €. L’économie compte moins que ça : le droit résident sert surtout à ne plus sortir la voiture.

Il ne couvre pourtant pas tout. Deux heures par jour sont gratuites pour n’importe quel véhicule, certaines rues du centre refusent le tarif résident avant 18 h, et un abonnement de nuit en parking couvert bat parfois une place introuvable.

Deux heures gratuites par jour, les soirs et tous les dimanches

Le stationnement est payant du lundi au samedi de 9 h à 19 h, dans le périmètre délimité. Le reste du temps, la rue ne coûte rien à personne : de 19 h à 9 h, les dimanches, les jours fériés. Le mois d’août n’est pas gratuit, contrairement à ce qui se raconte sur les terrasses.

Chaque véhicule dispose en plus de deux heures consécutives gratuites par jour, du lundi au samedi, sur toutes les places payantes de la ville. C’était une heure jusqu’au 1er septembre. Cette gratuité n’a rien d’automatique : il faut prendre un ticket, à l’horodateur ou dans PayByPhone, avec le code 861. Une voiture garée sans ce ticket est en infraction dès la première minute, même si elle repart au bout de vingt.

Une voiture dont la carte grise porte « 0 CO₂ » en case V7 monte à 2 h 15 par jour, code 1611, après inscription sur stationnement.nice.fr.

Les deux heures consommées, la grille est courte : 0,50 € pour 35 minutes, 1,20 € l’heure, 2,40 € pour deux heures. Au-delà, elle n’a plus qu’une ligne : 2 h 15 facturées 25 €, c’est-à-dire le forfait post-stationnement.

Les seize zones, et les rues rouges qui annulent le droit

Le périmètre payant est découpé en seize zones numérotées, et le droit résident ne vaut que dans une seule, celle du domicile. Les zones 1 à 7 et la zone 9 forment le cœur de Nice, la 10 monte vers les hauts, les 11, 12 et 13 tiennent le Nice historique du Vieux-Nice au port et à Riquier, les 8 et 15 couvrent l’ouest, la 14 les collines, la 16 les deux à la fois du côté de Saint-Isidore.

Chaque zone a son plan en PDF sur la page « S’abonner au stationnement résident » du site de la ville, et il faut l’ouvrir avant de déposer la demande. Certaines rues y sont tracées en rouge. Ce sont les rues dites à forte rotation, et le tarif résident n’y est accepté qu’entre 18 h et 9 h : de 9 h à 18 h, le résident redevient un automobiliste comme les autres, tarif horaire et 2 h 15 maximum. Habiter une rue rouge ne retire pas le droit, ça le décale de neuf heures. Le foyer qui comptait dessus pour partir travailler l’apprend au premier forfait.

Le dossier : trois pièces, un dépôt en ligne, zéro frais

Trois documents suffisent. Le dernier avis d’impôt sur le revenu portant l’adresse déclarée, remplacé par le bail ou l’acte notarié pour qui a emménagé depuis le 1er janvier de l’année précédente, et par l’avis de taxe d’habitation pour une résidence secondaire. Une facture de moins de trois mois : eau, électricité, gaz ou assurance habitation. Le certificat d’immatriculation du véhicule.

Le dépôt en ligne sur stationnement.nice.fr ne coûte rien : on téléverse les pièces, on reçoit une confirmation par courriel. Les trois autres voies coûtent 10 € chacune, courriel à la régie, courrier, ou guichet du 12 rue Gabriel-Fauré. Le droit vaut deux ans et se renouvelle, gratuitement en ligne là encore. Changer de voiture, d’adresse ou de zone se facture 10 €.

Reste la limite qui coince : un seul droit par foyer, pour un seul véhicule. La seconde voiture du ménage paie l’heure ou dort en parking.

Payer au tarif résident : le code 162, et six durées à trois guichets

Le droit validé ne dispense pas de prendre un ticket. À l’horodateur, on tape 1, on saisit la plaque, on choisit le tarif résident puis la durée. Dans PayByPhone, le code est 162. Sans ticket, un résident parfaitement en règle reçoit le même forfait de 25 € qu’un visiteur.

Le ticket se vend de 24 heures à un an, et les zones 14 et 16 paient nettement moins au long cours. Deux subtilités de guichet, à connaître avant de se déplacer : le trimestre ne se vend qu’aux horodateurs, l’année seulement dans l’application ou sur le site de la régie.

DuréeCentre (€)Zones 14-16 (€)
24 h1,501,50
7 jours77
2 semaines1313
1 mois2515
3 mois7041,25
1 an280165

La vérification tient en un essai : dans PayByPhone, le code 162 n’est accepté pour votre plaque qu’une fois le droit validé. S’il est refusé, le dossier n’est pas passé, et la voiture reste au tarif visiteur.

Les deux refus qu’on ne voit pas venir

Premier cas, la carte grise au nom d’un autre : voiture de fonction, véhicule d’un parent, location longue durée. Le dépôt en ligne réclame un certificat d’immatriculation et une adresse qui concordent. Mieux vaut appeler la régie et exposer le cas avant d’envoyer quoi que ce soit, sinon le dossier revient refusé sans motif lisible.

Le second est un refus sur le terrain : le droit résident ne l’emporte sur aucune interdiction signalée sur place, marché de plein vent, livraison, travaux, limitation à 24 heures d’affilée. Une voiture laissée un matin de marché part à la fourrière, droit ou pas.

Les parkings couverts, et l’abonnement de nuit qui change le calcul

La première heure est offerte dans sept parcs de la métropole à Nice : Corvésy, Marshall, Palais de Justice, Palais Masséna, Palmeira, Promenade des Arts et Sulzer. Trente minutes à Jean-Bouin et à Mozart. Côté privé, Saleya offre lui aussi la première heure, puis 8,50 € les trois heures et 29,70 € les vingt-quatre.

Pour un habitant, l’offre qui compte est l’abonnement de nuit : la voiture entre à 18 h, ressort avant 9 h, et reste garée tout le week-end. Comptez 26 € de carte d’abonnement au premier passage. C’est plus cher que la voirie résidente, mais la place est garantie, ce que la rue ne promet à personne.

ParkingNuit/mois (€)24 h/24 (€)
Valombrose4069
Sappia, Ehrmann40
Gorbella42115
Saint-Roch55111
Palais de Justice80184
Palmeira88142
Marshall96155
Corvésy, Masséna96184

Qui a besoin de sa voiture en journée regarde plutôt Jean-Bouin, près du palais des expositions : 1 819 places, et le 24 h/24 le moins cher du réseau public.

Où la rue reste gratuite, et le ticket qui ouvre les parcs relais le soir

Hors du périmètre payant, la rue ne coûte rien, dans la limite des sept jours d’affilée au-delà desquels le stationnement devient abusif. C’est le cas de l’est populaire, Saint-Roch, Pasteur, Bon-Voyage, l’Ariane ; du nord, Le Ray, Valrose, Las Planas, Cessole, Saint-Sylvestre ; des collines, Cimiez au-dessus du boulevard, Rimiez, Gairaut, Pessicart, Saint-Pancrace ; de l’ouest, Fabron hors Californie, Caucade, la Corniche fleurie, Saint-Augustin. Le plan général du périmètre trace la limite rue par rue, et elle passe parfois au milieu d’un boulevard.

Les neuf parcs relais Parcazur sont gratuits pour qui fait un aller-retour en tram ou en bus le jour même. Le soir, un titre séparé les ouvre sans obligation de monter dans quoi que ce soit : le ParcAzur Loisir, 6 €, du lundi au vendredi à partir de 19 h, dès 14 h les samedis, dimanches et jours fériés. Moins cher qu’une heure de parking souterrain.

Choisir son quartier à Nice avec une voiture revient donc à regarder la zone avant le loyer. Le même trois-pièces se loue au même prix rue rouge et rue résidente, et l’un des deux oblige à sortir la voiture avant neuf heures.

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