Vie locale

Aéroport de Nice pour ceux qui habitent à côté : quel terminal, comment y aller en tram, où se garer dix minutes ou dix jours

Quel terminal selon la compagnie, la liaison de tram gratuite entre les deux et Grand Arénas, les cars vers Cannes, Antibes et Monaco avec leurs prix, la grille du dépose-minute et sa pénalité de 80 € au quatrième passage.

6 min de lecture Nice Cannes, Le Cannet et Mandelieu Antibes et Juan-les-Pins Monaco

Station de tramway sur le parvis d'un terminal d'aéroport, palmiers et panneau de quai au premier plan

Aller chercher quelqu’un à l’aéroport de Nice ne s’apprend pas dans un guide. On connaît la sortie, on sait où tourner, on y est allé vingt fois. C’est pour cette raison que la facture tombe sur les gens d’ici plutôt que sur les voyageurs : la compagnie a changé de terminal, le tram a été payé 10 € quand le trajet utile en valait 1,70, et la borne du dépose-minute a réclamé 80 € pour trois tours de rond-point.

Aucune de ces trois factures n’est inévitable.

Quel terminal : ce que décide la compagnie, pas la destination

Le nom inscrit sur le billet décide seul. Ni le pays d’arrivée, ni la durée du vol. Le terminal 2 tient les compagnies françaises et le gros du long-courrier ; le terminal 1 prend le reste des étrangères.

Terminal 1Terminal 2
Ryanair, Vueling, Jet2, EurowingseasyJet, Transavia, Volotea
Lufthansa, Swiss, British Airways, IberiaAir France, Air Corsica, KLM
Turkish, Qatar Airways, ITA, TAPEmirates, Etihad, Delta, Air Canada
United, American Airlines, AegeanRoyal Air Maroc, Tunisair, Wizz Air

Le piège est là. Les deux compagnies à bas prix que tout le monde prend d’ici sont de part et d’autre : easyJet embarque au terminal 2, Ryanair au terminal 1. Wizz Air est passée au 2 sans que Ryanair bouge. L’habitué qui sait où va son vol se trompe dès qu’il change de compagnie.

La vérification prend dix secondes : le numéro de terminal figure sur la carte d’embarquement. Si l’erreur est déjà faite, elle se rattrape, les lignes 2 et B du tramway reliant les deux bâtiments en trois minutes, gratuitement.

Le tram jusqu’aux deux terminaux, et le ticket à 10 €

Deux lignes desservent l’aéroport, une station devant chaque terminal. La 2 vient de Port Lympia et passe par Jean-Médecin, en plein centre, toutes les sept à huit minutes en semaine ; la B vient du CADAM, toutes les dix. Moins de trente minutes de l’aéroport à Jean-Médecin. La station du terminal 1 est sur le flanc du bâtiment, à hauteur de la porte A0 ; celle du terminal 2 est devant les arrivées.

Le titre vendu pour l’aéroport s’appelle Aéro : 10 €, un aller-retour avec correspondances. Le prix n’a rien d’intéressant. Le retour, si : il n’a pas de date. On pose la moitié aller un mardi de janvier et on garde l’autre pour le retour, quel qu’il soit.

La partie aéroportuaire, elle, ne se paie pas. Le tramway est gratuit entre le terminal 2, le terminal 1 et la station Grand Arénas, et l’aéroport l’imprime sur les plans de ses deux gares routières. Grand Arénas est la correspondance avec la ligne 3, celle de Saint-Isidore et du stade, et la gare SNCF de Nice Saint-Augustin donne sur la même place, à sept minutes du terminal 1 par la voie piétonne.

Il existe en plus un arrêt de bus urbain à cent cinquante mètres du terminal 1, sur la promenade des Anglais, devant le Sheraton : « Aéroport / Promenade ». Le 12+ y passe et dessert Masséna, l’Opéra, la vieille ville et Garibaldi. C’est une ligne ordinaire de Lignes d’Azur, donc un ticket Solo à 1,70 €, vendu au distributeur de l’arrêt. Cent cinquante mètres à pied, et l’aller-retour tombe de 10 € à 3,40 €. Le détail des cinq réseaux qui se partagent le département est dans l’article sur les transports des Alpes-Maritimes.

Repartir vers Cannes, Antibes ou Monaco en car

Les cars interurbains partent de la gare routière du terminal 2, niveau arrivées, portes A1 ou A3, avec un quai par destination : quai 1 pour Monaco et Menton (ligne 80), quai 2 pour Cannes (81), quai 3 pour Antibes et Vallauris (82), quai 4 pour Digne (51) et Saint-Raphaël (90).

Le terminal 1 a sa propre gare routière, porte A0, à l’arrêt de la navette parkings. Les trois lignes du littoral y passent, mais après leur départ du terminal 2, et l’arrêt s’y fait à la demande : il faut faire signe au chauffeur. C’est le point où l’on regarde son car passer en croyant qu’il s’arrêtera seul.

Les prix ne sont pas ceux du réseau ordinaire. L’express 80 vers Monaco et Menton vaut 21,40 € le trajet simple acheté d’avance, 21,80 € à bord. L’express 81 vers Cannes est au même tarif. Le 82 vers Antibes et Vallauris coûte 11 €, 11,40 € à bord, avec une carte de dix voyages à 77 €. Ces trois lignes ne vendent pas à bord : le 80 accepte la carte bancaire au valideur, les 81 et 82 se paient en ligne et le billet arrive par SMS. Pour ceux qui rejoignent la Principauté chaque matin, l’express 80 n’est pas le bon calcul ; pour un retour de vol à 23 h, si.

En face, les forfaits taxi au départ de l’aéroport : 32 € pour Nice-centre, 72 € pour Antibes et Juan-les-Pins, 85 € pour Cannes, 95 € pour Monaco. Les stations sont au niveau arrivées, porte A1 au terminal 1 et porte A3 au terminal 2.

Reste ce que les terminaux n’affichent nulle part. La ligne 620, le car ordinaire entre Nice et Cannes, marque l’arrêt « Aéroport / Promenade », les mêmes cent cinquante mètres à pied. Elle coûte 2,20 €, et entre Parc Phœnix et Logis du Loup les titres Lignes d’Azur y sont valables : de l’aéroport à Saint-Laurent-du-Var ou à Cagnes-sur-Mer, un Solo suffit.

Dix minutes : le dépose-minute et sa pénalité de 80 €

Les deux dépose-minute, un devant chaque terminal, sont gratuits cinq minutes. Au-delà, la facturation part au quart d’heure, grimpe, puis s’aplatit.

Durée au dépose-minuteTarif
0 à 5 minutesgratuit
5 à 15 minutes4,90 €
15 à 30 minutes7,70 €
30 à 45 minutes10,50 €
chaque quart d’heure au-delà2,40 € puis 2,20 €
quatrième passage en 24 heures80 €

Le nombre de passages coûte plus cher que la durée. Un même véhicule qui entre plus de trois fois en vingt-quatre heures consécutives paie 80 € à chaque passage suivant, même si les trois premiers ont duré deux minutes. Le dispositif vise les transporteurs de personnes non accrédités, à qui ces parkings sont fermés. Il tombe aussi sur le père de famille qui tourne en attendant un vol retardé.

Quand l’avion a du retard, la sortie est le parking au contact plutôt qu’un quatrième tour : le premier quart d’heure du P3, côté terminal 1, coûte 2,90 €. Une pénalité déjà encaissée se conteste par le formulaire de contact de l’aéroport, en justifiant de sa bonne foi.

Dix jours : lequel des parkings, et à quel prix

Les parkings publics se rangent en quatre familles selon la distance au terminal, et la grille de redevances met la journée entre 22,80 € et 49 €.

FamilleAccès au terminal24 heures
Premium G1, G2direct, par le sous-sol49 €
Au contact P2, P3, P51 minute à pied22,80 à 26,40 €
À proximité P4, P6navette gratuite22,80 €
Économiques P8, P9navette, sur réservation dès 3 joursprix de la réservation

Pour deux ou trois nuits, la formule week-end de l’aéroport tient à 49 € entre le vendredi et le lundi soir, pour 48 à 72 heures, sur les P2, P3, P4, P5 et P6. C’est moins que deux journées pleines au P5. Les habitudes de stationnement changent une fois rentré en ville, où le tarif résident et les parkings couverts de Nice suivent d’autres règles.

Le vol de 6 h et l’atterrissage de 1 h du matin

La navette électrique qui relie les parkings éloignés aux deux terminaux passe toutes les quinze minutes, de 4 h 30 jusqu’au dernier vol, au plus tard 1 h 30 du matin.

Un vol à 6 h depuis le P8 ou le P9 suppose d’arriver sur le parking à 4 h 30 et pas avant : la voiture y entre, mais rien ne remonte vers le terminal. Un atterrissage passé 1 h 30 laisse au P8 et au P9 un conducteur sans navette. Dans les deux cas la réponse est la même, un parking au contact à une minute de marche, ou la station de taxis. L’application de l’aéroport suit les navettes en temps réel : c’est là qu’on voit si la prochaine arrive.

Dans la même rubrique

Toute la rubrique « Vie locale »